Sur la « question » des « femmes » ( DDT21 )

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Nouvel article chez nos amis de DDT21 :
« Sur la « question » des « femmes » », G. D., juillet 2016.

« Si, comme dit Marx dans les Manuscrits de 1844 en reprenant une idée de Fourier, le rapport entre sexes « permet de juger de tout le degré du développement humain », il doit permettre aussi de juger du degré du développement des révolutions. Mesurées à ce critère, les insurrections passées ont piètre figure, car on aurait du mal à en trouver où la domination masculine n’ait pas prévalu.  Ce fait indéniable, la théorie radicale ne le prend guère au sérieux. Traditionnellement, l’anarchisme n’y voyait pas une question particulière : la libération de l’humanité libérerait les femmes et les hommes. Depuis les années 1970 et la montée d’un mouvement féministe, de nombreux groupes anarchistes traitent les femmes comme une catégorie de plus – trop longtemps oubliée – à ajouter à la liste des catégories opprimées et porteuses de potentialités révolutionnaires. Quant aux marxistes, sous prétexte de replacer la partie « femmes » dans le tout « prolétariat » et de distinguer entre bourgeoises et prolétaires (distinction certainement essentielle), la plupart dissolvent « la femme » dans la classe. Malheureusement, sans cette partie-là, la totalité n’existe pas. Nous estimons au contraire impossible de penser l’émancipation des femmes comme une simple conséquence de l’émancipation humaine en général : c’en est une composante indispensable. »

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la série “Homo”

Homo négatif ROUGENos amis de DDT21 annoncent la prochaine publication d’une série de textes sur l’homosexualité, en voici la présentation :

HOMO

Même en grec. Espèce humaine en latin.

Le brouillage étymologique est parfois le symptôme d’un sens à inventer. « Homosexualité », ou les mésaventures d’une pratique humaine, longtemps réprimée ou volontairement ignorée, mise à part, puis théorisée, cataloguée hors-norme, enfin reconnue et admise, mais considérée vers la fin du 20e siècle comme définissant ceux et celles qui s’y livrent.
Voici quelques siècles, des êtres de même sexe entretenant des relations amoureuses risquaient la condamnation, voire la mort, mais leur façon d’être n’était pas un problème social ou politique. Le capitalisme est le premier mode de production à en faire une question à résoudre. Pourquoi ? Et comment le monde moderne a-t-il produit cette identité ?
La série Homo ne sera évidemment pas une histoire de l’homosexualité, elle soulignera seulement quelques étapes de la généalogie de cette catégorie née au 19e siècle.

Homo.01 : Marx, Engels et « l’inverti » (février 2016)

Homo.02 : « Une énigme très intéressante » (ou L’invention d’une catégorie) (mars 2016)

Homo.03 :  Naissance d’une « question sexuelle » (avril 2016)

DDT21

Guy Hocquenghem contre la normalité

Article sur Zones subversives:

 
La figure intellectuelle et militante de Guy Hocquenghem incarne l’esprit libertaire des années 1968. Cet homosexuel révolutionnaire attaque tous les conformismes.

Dans les années 1968 s’exprime un bouillonnement politique et intellectuel. Guy Hocquenghem demeure une figure de cette époque, à la fois militant et théoricien. Il exprime une révolte contre tous les conformismes. Il participe au groupe Vive la révolution !, issu du maoïsme mais qui développe une critique de la vie quotidienne. La philosophe Cécile Voisset-Veysseyre propose une présentation de son parcours dans le livre Guy Hocquenghem. La révolte (1946-1988).

Intellectuel anticonformiste

Dans le contexte d’une France colonisée par les intellectuels réactionnaires et les relents nationalistes, Guy Hocquenghem reste une figure contestataire importante à déterrer. Dans La beauté du métis, il dénonce une France repliée sur elle-même à travers une mascarade d’identité nationale. Rebelle et utopiste, il n’hésite pas à attaquer frontalement les idées reçues, à commencer par celles de la gauche et de son camp politique.

La suite sur Zones subversives

 

La brochure “Du féminisme illustré” sévèrement corrigée !

ob_ff2b9a_voyeuse-la-limite-1960Le PDF de la brochure Du Féminisme illustré a enfin été délivrée de la multitude de coquilles et fautes d’orthographe qui l’alourdissait !

Elle est dispo ici Version à lire (page par page), Version à imprimer (imposée)

Un tract du FHAR (non daté)

tract fhr 02Et voilà pourquoi votre fille est muette

L’émancipation des homosexuels ne sera pas l’œuvre des seuls homosexuels. Le problème de l’homosexualité n’est qu’un aspect partiel du problème général des rapports, qui ne sera résolu que dans la transparence totale entre les individus, but et moyen de la révolution.
Néanmoins s’affirme la nécessité d’une organisation des homosexuel : c’est de la conscience de leur oppression spécifique que peut naître leur conscience de l’oppression générale des rapports.

La suite du tract ici

Déflagration ! Sortie de la brochure “Du féminisme illustré”

Ces garçons qui venaient des Etats-Unis Les éditions Blast & Meor viennent enfin de publier leur première brochure : Du Féminisme illustré.

44 pages A4 de belle tenue, avec de jolies gravures sur bois en illustration ce qui ne gâche rien, au contraire.

La première partie est constituée de l’article « Le Féminisme illustré ou Le Complexe de Diane » paru dans le journal Le Fléau social en 1974. Il est suivi d’un long entretien avec Constance Chatterley (qui signe l’article), réalisé en janvier 2015 à Paris. CONTINUER A LIRE

Quarante ans plus tard… Conversation avec Constance 1974-2015

Sainte MargaretteRetrouver Constance Chatterley ne fût pas très compliqué. Les hasards de la vie et des « milieux » nous y aidèrent alors que nous nous préparions à rééditer son article.
Propos recueillis dans un bar de Ménilmontant un soir glacial de janvier 2015:

 

Au temps du Fléau

 ⇒ Blast & Meor : C’est donc vous qui avez écrit en 1974 « Le Complexe de Diane », cet article paru dans le dernier numéro du journal Le Fléau Social. Est-ce que vous participiez régulièrement à ce journal et au groupe qui l’animait, à l’origine, le groupe 5 du FHAR ? (1)

 

Constance: Je n’étais pas membre du FHAR mais je connaissais Alain Fleig qui était l’animateur du journal. Venu du FHAR, il avait rencontré ce que l’on qualifiera, faute de mieux, l’ultra-gauche. Le Fléau Social traitait évidemment de sexualité et d’homosexualité, mais à sa façon, sur un ton qui ne manquait pas de choquer, et c’était le but visé. Certains numéros ont été diffusés à plus d’une dizaine de milliers d’exemplaires, mais cela n’a pas duré. Sorti du FHAR, Alain Fleig était un isolé. Ce qu’exprimait Le Fléau Social était trop compliqué pour tout le monde.

Le Féminisme illustré ou Le Complexe de Diane. 1974

Destruction_of_icons_in_Zurich_1524Les « révolutionnaires marxistes » assurent les femmes de leur soutien. L’oppression de la femme est réelle, c’est l’une des pires. Mais elle n’est qu’un aspect d’une réalité plus vaste. Les femmes doivent rejoindre le mouvement révolutionnaire prolétarien.

Le « mouvement de libération de la femme » assure les révolutionnaires de son soutien. L’oppression du prolétariat est réelle, c’est l’une des pires. Mais elle n’est qu’un aspect d’une réalité plus vaste. Les femmes tiennent compte de leur spécificité, et s’organisent séparément.

Le FHAR et Le Fléau social

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« Vous dites que la société doit intégrer les homosexuels,
moi je dis que les homosexuels doivent désintégrer la société
. »

Françoise d’Eaubonne

 

C’est au creux du MLF que va naître le FHAR (Front Homosexuel d’Action Révolutionnaire).

Des lesbiennes fuyant ou exclues du club Arcadie (association homophile prout-prout) rejoignent le MLF et invitent leurs copains pédés à certaines réunions.

L’acte fondateur généralement retenu est la perturbation de l’émission de radio de Ménie Grégoire consacrée à l’homosexualité le 10 mars 1971. C’est à la suite de cette action menée à l’initiative du MLF que se constitue le FHAR. L’alliance entre femmes et homosexuels contre cette France phallocrate, réac et poussiéreuse est alors une évidence.

Création des éditions Blast &Meor

2015 une grande année !

doublegirlNos objectifs : Garder la tête froide (donc conserver une analyse de classe implacable) afin d’aborder les sujets brûlants de notre époque (en particulier la sexualité bien qu’il ne s’agisse que d’une activité séparée du reste de la vie). Faire de la subjectivité radicale une force pratique contre le vieux monde et ses séquelles que nous voulons d’ailleurs balayer ! Plus modestement, apporter une once de contribution au vaste balayage qui se profile.

Nos méthodes : N’avoir aucun respect pour le respect, pour les icônes, les gourous, les chefs, les idoles, etc. ; « agir hors du champ de compréhension de l’adversaire »; frapper « sans haine et sans colère, comme un boucher ».

Nos projets : Trop nombreux.

Notre volonté : Actuellement inflexible.

Notre trop longue devise : « On ne peut plus vivre, car ce n’est pas vivre ce seul accomplissement de besoins furtifs. Où sont-ils les cœurs pleins de sang ? Ce ne sont plus que des poires à injection, en caoutchouc. »